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Hygiène des mains : la qualité de l’eau, un facteur souvent sous-estimé
Une bonne hygiène des mains, notamment grâce à un lavage approprié, fait partie des mesures les plus efficaces pour prévenir les infections !
Cela vaut aussi bien pour la vie quotidienne que pour les environnements sensibles tels que les hôpitaux, les établissements de soins ou les laboratoires. En effet, lorsqu’elle est correctement réalisée, l’hygiène des mains protège efficacement contre la propagation des agents pathogènes.
Cependant, un aspect essentiel est souvent négligé : la qualité de l’eau utilisée.
Se laver les mains correctement
De nombreuses institutions expliquent comment bien se laver les mains – par exemple Santé publique France, qui diffuse des recommandations officielles sur l’hygiène des mains.
Ce qui manque souvent : l’attention portée à la qualité de l’eau
L’hygiène des mains ne peut être pleinement efficace que si l’eau utilisée est elle-même irréprochable sur le plan hygiénique.
Si l’eau employée pour le lavage est contaminée sur le plan microbiologique, des germes peuvent se déposer directement sur la peau – même lorsque tous les gestes sont correctement effectués.
Dans les environnements sensibles du point de vue hygiénique, la qualité de l’eau potable aux points de puisage, tels que les lavabos, doit faire partie intégrante de toute stratégie d’hygiène.
Risque hygiénique lié à l’eau
L’eau destinée à la consommation humaine est soumise à des exigences réglementaires strictes.
Les critères de qualité sont définis par le Décret n° 2022-1720 du 29 décembre 2022 relatif à la qualité, à la surveillance et à la distribution de l’eau destinée à la consommation humaine.
Même si l’alimentation publique en eau fait l’objet de contrôles rigoureux, des germes peuvent, dans certains cas, pénétrer dans le réseau avant le branchement du bâtiment – par exemple après une rupture de conduite, des travaux ou des événements météorologiques extrêmes.
Si ces micro-organismes atteignent à l’insu des usagers l’installation intérieure, le risque de contamination jusqu’au point de puisage augmente.
Entre le branchement et le point de puisage, des faiblesses hygiéniques peuvent également apparaître, telles que la stagnation ou des problèmes de température. Dans les conduites, les robinets et les mousseurs, des biofilms peuvent se former selon les conditions et constituer un milieu favorable à des bactéries comme Pseudomonas aeruginosa ou Legionella pneumophila.
De telles bactéries sont régulièrement détectées dans l’eau stagnante, les conduites inutilisées ou les points de puisage rarement sollicités.
Lors du lavage des mains, les bactéries et germes peuvent alors se déposer sur la peau ou être inhalés via les aérosols. Si cela reste généralement sans conséquence pour les personnes en bonne santé, ces micro-organismes représentent un risque pour les patientes et patients immunodéprimés.
Hygiène de l’eau potable – la prévention avant tout
Une eau potable hygiéniquement irréprochable dépend dès la conception et l’installation du système d’alimentation, d’une exploitation conforme à l’usage prévu et d’une stratégie d’hygiène anticipative.
Qu’il s’agisse d’installations neuves, de rénovations, de réhabilitations ou d’une réponse à une contamination : garantir la qualité de l’eau, c’est protéger toute la chaîne d’hygiène – dès le premier contact !
Holger Eggert, directeur de la gestion des produits et du développement du marché chez Aqua free
Lorsque les mesures constructives ou organisationnelles ne suffisent pas, des mesures de protection complémentaires peuvent être nécessaires.
Protection supplémentaire grâce à des filtres d’eau certifiés
Les filtres terminaux constituent une mesure immédiate efficace en cas d’anomalies microbiologiques de l’eau potable – par exemple en présence de Pseudomonas ou de Legionella.
Ils conviennent également à la protection préventive des points de puisage sensibles, en particulier dans les établissements accueillant des personnes vulnérables.
Les filtres retiennent les bactéries de manière fiable – même dans des conduites déjà contaminées – et peuvent être installés rapidement, sans travaux.
L’élimination de la cause d’une contamination microbiologique doit toutefois rester prioritaire.
Dans le domaine médical, nos filtres stériles réutilisables offrent une solution fiable et économique pour protéger durablement les points de puisage critiques.
Les siphons comme source d’infection
Les siphons ou garde-d’eaux représentent également un risque hygiénique potentiel.
Ils ont pour fonction d’empêcher l’air et les odeurs provenant du réseau d’eaux usées de pénétrer dans l’air ambiant.
Cependant, des températures comprises entre 20 °C et 40 °C, associées à la présence de nutriments et d’oxygène, favorisent la formation d’un biofilm sur les parois internes d’un siphon classique, créant ainsi des conditions idéales à la prolifération bactérienne dans la zone des eaux usées.
Les germes hydriques provenant des systèmes d’évacuation peuvent ensuite atteindre la zone de lavage par des aérosols de retour émis depuis la bonde.
Des solutions techniques existent pour réduire ce risque, notamment grâce à des dispositifs d’hygiène spécifiques tels que le HygieneSiphon Aqua free.